MERLE NOIR

Avec sa robe noire et son bec jaune, le merle noir mâle est facilement reconnaissable. La femelle est nettement plus discrète avec son plumage brun. Il court et sautille sur une courte distance, reste à l’arrêt quelques secondes la queue redressée avant de retourner une feuille et gober les insectes qui s’y cachent. Son cri bas répété trois fois, accéléré lorsqu’il est en alerte, retentit couramment dans les bois.

FEUILLE OU AIGUILLE ?

MISSIONS

MISSIONS

1 CUEILLEZ UNE FEUILLE OU UN PETIT RAMEAU D’AIGUILLES.

2 POSEZ VOTRE FEUILLE OU VOTRE RAMEAU SUR LA FEUILLE GÉANTE.

3 CHACUN DÉCRIT SA FEUILLE ET SON AIGUILLE EN UTILISANT LES YEUX, LES DOIGTS, LA LANGUE ET LE NEZ.

POUR VOIR PLUS GRAND, UTILISEZ LE TRONC-LOUPE.

forme palmée (comme une main), lobée (comme des lobes d’oreille) ou arrondie ? Bordure dentelée (dents) ou lisse ?

rugueuse, duveteuse sur la langue collante (miellat, résine) ?

odeur (mandarine, citron, térébenthine) ? 

Retrouvez votre feuille ou aiguille sur un panneau d’identification tout au long du sentier. 

Comment les feuilles tombent-elles en automne?

Pour se protéger du gel, les feuilles fabriquent une couche de séparation entre le pétiole et le rameau. Lorsque le vent fait tomber la feuille, une cicatrice s’est déjà formée sur le rameau. On les observe facilement et leur forme est différente pour chaque espèce. 

Feuillus et résineux : deux stratégies pour résister à l’hiver

Laisser tomber et repartir à zéro

L’arbre abandonne ses feuilles sensibles au gel et reconstitue son feuillage au début de la belle saison. C’est la stratégie de la plupart des feuillus ainsi que du mélèze.

 

Conserver et protéger

Les résineux gardent leurs aiguilles pendant plusieurs années. L’arbre protège ses aiguilles ou feuilles d’une épaisse couche de cire pour résister au froid et à la sécheresse hivernale.

C’est la stratégie de la plupart des résineux et de quelques feuillus (le houx, le buis, le lierre et le chêne vert).

DEVENEZ ARBRES !

JEU DE GROUPE

1 DÉSIGNEZ UN MULOT ET UN CHEVREUIL.

2 GRIMPEZ SUR LES TRONCS SAUF LE MULOT ET LE CHEVREUIL.

3 PIEDS = RACINES, CORPS = TRONC, BRAS = BRANCHES, DOIGTS = BOURGEONS ET FEUILLES.

4 LE CHEVREUIL CROQUE / ATTRAPPE LES MAINS-BOURGEONS.

5 LE MULOT MANGE / CHATOUILLE LES PIEDS-RACINES.

6 CELUI QUI MET UN PIED À TERRE EST ÉLIMINÉ.

PROTÉGER LA JEUNE FORÊT

Des protections contre les chevreuils entourent les jeunes arbres.

Contre les mulots qui s’attaquent aux racines, on place des perchoirs qui invitent les rapaces à se mettre à l’affût pour chasser les rongeurs.

Le chevreuil est friand de bourgeons (abroutissement)

En hiver, à part les feuilles de ronces, le chevreuil n'a plus rien à manger. Il se nourrit alors des bourgeons des jeunes arbres feuillus et résineux. Pour permettre aux jeunes arbres de grandir hors d’atteinte de la bouche des chevreuils, les forestiers posent des protections en plastique ou des grillages autour des jeunes troncs.

Sans protection, le chevreuil mangerait d'année en année les bourgeons et le jeune arbre serait taillé comme un buisson.

Frotter le velours des cornes (frayure)

Chaque année le chevreuil mâle perd ses bois (cornes). Lorsqu'elles repoussent au printemps elles sont couvertes de velours dont il se débarrasse en se frottant contre les jeunes troncs. Il apprécie particulièrement le sapin de Douglas à l'écorce tendre et sentant la mandarine.

Mulots et campagnols voraces

Certaines années favorables, les mulots se développent en nombre et s'attaquent aux racines et écorces des jeunes arbres. Il est difficile d'empêcher leurs dégâts. On pourra espérer que le renard fera bonne chasse, ou que la clairière est assez grande, des perchoirs invitent les rapaces à se mettre à l'affût pour chasser les petits rongeurs.

TROGLODYTE MIGNON

Minuscule boule de plumes brunes se confondant avec les feuilles sèches, le troglodyte fouille le sol en sautillant la queue dressée et en bougeant continuellement sa tête. Le mâle construit plusieurs nids et invite les femelles en faisant ses vocalises : s’il n’en a qu’une, il l’aidera à nourrir ses petits, mais s’il en a plusieurs, il passera son temps à défendre son territoire plus étendu. Bien campé sur une branche ou une souche, il déclame son mélange de trilles et de bavardages étonnamment puissants pour un si petit oiseau.

MELEZE

Le mélèze colonise les couloirs à avalanches et les pâturages abandonnés. En plaine, il a besoin d’être dégagé de ses voisins feuillus, sans quoi il dépérit sous leur ombre. Seul résineux à perdre son feuillage en hiver, ses petites aiguilles délicieusement douces au toucher sont soit regroupées par pinceaux de 20 à 40 poils, ou seules sur le rameau de l’année. Ses petits cônes arrondis persistent durant des années et abritent des graines appréciées des oiseaux.

CHOUETTE HULOTTE

Chassant de nuit à l’affût, elle repère ses proies, grâce à ses yeux perçants et son excellente ouïe, fonce sur elles en un vol silencieux et les capture de ses serres acérées. Au menu : campagnols, mulots et autres rongeurs en quantité, oiseaux, insectes, serpents et tritons. Son chant fait vibrer le silence nocturne de la forêt aux premiers mois de l’année.

ARBRE DE MON COEUR

MISSIONS

1 CHOISISSEZ L’ARBRE QUI VOUS PLAÎT LE PLUS.
2 OBSERVEZ ET DÉCRIVEZ VOTRE ARBRE COUP DE COEUR.

Retenez ce qui distingue votre arbre des autres, la forme de ses feuilles, la texture de son écorce, sa silhouette, sa place dans la forêt, etc. Vous ne connaissez pas son nom ? Découvrez-le grâce aux petits panneaux d’identification tout au long du sentier.

La forêt : bonne pour le cœur et pour l’âme

Le silence frémissant, le martèlement discret de la pluie, le jeu du brouillard, le soleil dardant ses rayons dans la pénombre, le bourdonnement des insectes, l’odeur enivrante de l’humus après la pluie… autant de sensations qui mènent, lors d’une promenade dans les bois, à un sentiment de paix intérieure. Un état idéal pour calmer le stress et trouver la solution aux problèmes qui nous tracassent.